De la mésestime de soi à l’acquisition de sa valeur Chronique #19

De la mésestime de soi à l’acquisition de sa valeur Chronique #19

Chère Thérapeute :

« Je me sens nul(le), bon(ne) à rien et inférieur aux autres… »

 

Surtout ne vous inquiétez pas, vous n’êtes pas seul(e).

 

Malheureusement, ce sont des réflexions forts répandues et tenaces. Il n’est pas facile de les infirmer.

Ce type de pensées, renvoie aux concepts d’estime de soi et de confiance en soi, même s’ils sont fort proches, ils sont différents.

L’estime de soi est plutôt liée à une notion de valeur associée aux émotions ressenties. «Je suis quelqu’un de bien donc je peux être apprécié ».

La confiance en soi, elle, est plus de l’ordre de la capacité, des ressources à disposition pour effectuer une tâche. « Je suis capable de préparer un repas ».

Une bonne estime de soi s’origine, pour beaucoup dans l’enfance. En effet, le rôle du parent est important. Un attachement et un lien solide prédispose à une bonne estime de soi. Lorsque les adultes (parent, professeur, famille), montrent les forces de l’enfant et aussi, ce en quoi il est moins agile (par essais-erreurs) ; que cela se fait sans jugement, l’enfant peut alors s’appuyer sur ses bases réelles sans connotations négatives. Il aura plus facile à prendre des décisions, à oser de nouvelles choses, à choisir en fonction de ses capacités et donc aura plus tendance à être confronté à la réussite plutôt qu’à l’échec. Un cercle vertueux se met en place.

Par contre, lorsqu’il existe plus d’expériences négatives que constructives durant cette période, l’estime de soi, est faible et cela peut entraîner différents troubles qui s’inscrivent à l’âge adulte sous des personnalités anxieuses, addictes ou avec troubles du comportement alimentaire. Le point commun étant que ces personnalités ont besoin de l’extérieur (alcool, joint, corps parfait) pour se donner une prétendue valeur.

Sachant qu’on ne peut agir sur le passé, comment faire pour augmenter son sentiment de valeur, jusqu’à atteindre une estime de soi suffisamment bonne ?

Pistes :

  • Observez lorsque vous fonctionnez selon votre schéma d’enfance négatif et posez-vous la question : «suis-je dans la même situation à l’heure actuelle ?» ;
  • Prenez le temps de la réflexion, de l’introspection pour faire la différence entre les faits et les pensées/émotions associées. Lorsque vous entendez : « tu as un parfum qui ne coûte pas cher… » et que vous vous dites : « on considère que je ne suis pas assez bien pour acheter un parfum plus cher… ». Prenez le temps de laisser venir d’autres interprétations possibles, telle que : « j’ai de la chance d’avoir un parfum que j’aime et qui ne ruine pas mes finances… » ;
  • Tous les jours prendre 10 minutes et laisser venir les pensées et émotions de la journée. Laisser une place à leur conscience, permet de ne pas nourrir un volcan d’amertume, une mésestime de soi ;
  • Gratifiez-vous plusieurs fois par jour, même et surtout pour de petites choses ;
  • Parlez de manière plus positive vous concernant, arrêter de créditer vos jugements internes. Au lieu de dire ou penser : «Je ne parle qu’une seule langue, je suis bête… » ; Dites-vous : «Je parle très bien ma langue maternelle … »;
  • Faites la liste de vos qualités et une fois par semaine faites la preuve d’une de celles-ci ;
  • Pendant une semaine, jouer à la personne qui a de l’estime pour elle-même, comment cette personne agit-elle au quotidien, faites de même ;
  • Identifiez vos besoins et demandez-vous si vous mettez en place les choses pour les atteindre ;
  • Osez entreprendre même de petites choses et tirer profit des éventuels échecs, qu’est-ce que cela m’apprend ?;
  • Enfin, soyez honnête avec vos compétences : « j’ai un minimum de valeur parce que je suis capable de préparer un repas… ». Passez par votre confiance en vos capacités pour augmenter votre valeur.

 

 


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