Moi susceptible,…JAMAIS! Chronique #21

Moi susceptible,…JAMAIS! Chronique #21

 

« Chère thérapeute, on me dit souvent que je n’accepte pas les remarques, suis-je obligé(e) de tout accepter ? »

 

Surtout ne vous inquiétez pas vous n’êtes pas seul(e)

 

Le fait de recevoir difficilement les critiques est propre à tout un chacun et c’est normal, puisque cela vient piquer l’amour que l’on se porte.

À la base, la susceptibilité est une forme d’attention à soi, elle tente de protéger notre image. C’est lorsqu’elle est trop imposante qu’elle se transforme en poison et devient difficilement gérable.

Les mauvaises interprétations concernant le comportement ou la remarque d’un autre, viennent de la difficulté à faire la différence entre une critique constructive, porteuse de changement bénéfique ET une critique mesquine et méchante qui ne sert à rien.

Cela s’explique par une fragilité identitaire où règnent le manque de confiance en soi, le pouvoir du regard extérieur, et une image de soi peu suffisamment construite (pouvant mener jusqu’à des caractéristiques paranoïaque). Une seule réflexion peut mettre à mal l’individu dans son entièreté.

Certains distinguent différents types de susceptibilités. Il existe les timides, dont la caractéristique principale est une estime de soi basse, les personnalités narcissiques qui se pensent supérieur aux autres et les persécutés qui s’apparentent aux personnalités paranoïaques (tout le monde m’en veux). Il est important, pour bien agir, de connaître celles-ci.

 

Pistes:

 

-demander à l’autre quelle est son intention lorsqu’il vous dit quelque chose, cela permet de sortir des interprétations et de prendre de la distance. « C’est ce point précis qui est en cause et non toute ma personne » ;

-parler de son sentiment lorsqu’on entend une remarque, « je suis touché(e), quand j’entends ça… ». L’autre peut alors mieux se rendre compte de l’impact de ses paroles ;

-Sortir des interprétations, en objectivant la situation, « j’ai appelé et laisser un message, envoyé un sms il y a 3 jours et je n’ai pas de nouvelles. Y a-t-il un problème ? » ;

-Renforcez votre estime de vous-même, en vous demandant, « en quoi suis-je reconnu par les autres, mes forces »; en prenant le temps de vous complimenter minimum une fois par jour ; en parlant plus positivement de vous-même ;

-voyez l’utilité de vos défauts et apprenez à en rire.

 

Si vous faites partie de l’entourage d’une personne « sensible » :

-privilégiez le factuel concernant une remarque, restez sur le fait et non sur la personne.  « Ce comportement est agressif, je n’aime pas ça » est différent de « Tu es agressif, je n’aime pas ça » ;

-allez vers la personne susceptible, allez la chercher à l’intérieur de sa muraille. « Ça fait plusieurs jours que j’ai la sensation que tu es triste, es-tu d’accord pour qu’on en parle ? »

 


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